jura

La culture des vins dans le Jura est très ancienne. La Séquanie, qui n’était pas encore la Franche-Comté, et ses vins, sont évoqués par Pline Le Jeune dans son livre d’histoire naturelle dès l’an 80 avant notre ère. Par la suite, de la Révolution jusqu’à la fin du XIXe siècle, le vignoble se développe continuellement : les propriétaires, nobles et ecclésiastiques, occupent la plupart des sites viticoles aujourd’hui réputés et accompagnent leur développement.
Aujourd’hui, les 1900 hectares de vigne qui composent le vignoble offrent des vins qui cultivent cette longue tradition d’excellence, et tirent le meilleur parti d’un sol assez complexe, mêlant marnes, argiles et éboulis calcaires.
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Climat

Travail de taille en hiver - Château d’Arlay © CIVJLe vignoble jurassien appartient aux vignobles septentrionaux de France avec la Champagne, l’Alsace et la Bourgogne. Son climat est de type semi-continental et ses variations climatiques peuvent être brutales. La température moyenne annuelle est comprise entre 11° et 13° pour une durée d’ensoleillement variant de 1 700 à 
1 900 heures. Les étés jurassiens sont généralement chauds et secs. Dans le Jura, l’exposition sud ou sud-ouest garantit au vignoble un ensoleillement important et une protection aux vents du sud-est et du nord, "la bise noire".
Les printemps souvent très pluvieux participent à des moyennes de l’ordre de 1 150 mm de précipitations par an sur le Revermont. Bien que de petite surface, le vignoble possède des microclimats assez contrastés en raison de la morphologie du relief, selon son exposition au soleil, son altitude et sa pente. Ainsi, le choix des cépages se fait aussi en fonction de leur caractère, précoces comme le Poulsard et le Pinot ou plus tardifs comme le Savagnin et le Trousseau.

Terroir

Coucher de soleil sur les vignes de Pupillin © CIVJ - Xavier ServolleDans leur recherche de qualité, les vignerons du Jura ont eu très tôt conscience d’une relation entre la qualité d’un vin et les particularités d’un lieu. Au delà des composantes quantifiables et analysables du terroir (géologie, pédologie, climat), la place de l’homme au cœur du terroir leur apparaît dans toute son évidence, ce qui explique leur action prémonitoire en faveur des AOC. La vigne jouit ici d’un sol ancien, dessiné par la formation des monts du Jura, et où domine le calcaire. Cette roche, perméable et soluble, est très favorable à la vigne et en particulier aux cépages jurassiens. Par ailleurs, les coteaux adossés au plateau calcaire ont des sols assez complexes où se mêlent différentes marnes (bleues, grises, rouges, noires du lias moyen et supérieur), des argiles du trias et des éboulis calcaires. Ces marnes, associées à des éboulis de falaises du bajocien et des argiles du lias, constituent les meilleures terres à vigne du Jura.

Art de vivre

Moment convivial autour d’un crémant © CIVJ – Henrick MONNIERDes vacances d’hiver aux vendanges et couleurs chatoyantes de l’automne, le vignoble jurassien est toujours prêt à accueillir les visiteurs. Les paysages d’une rare beauté prennent des atours changeants au fil des saisons et la palette de vins rouges, blancs, rosés, sans oublier les fameux vins jaunes du Jura, fait partie des moments gastronomiques et des atouts du Jura et de la Savoie. Car derrière les regards, il y a toujours une porte qui s’ouvre sur une maison chaleureuse dont la cuisine est le centre de gravité.

corse


© CIV CorseIl y a bien longtemps que la Corse est surnommée l’Ile de Beauté. Depuis les Grecs anciens précisément. Paysages saisissants de beauté, pics déchiquetés dont certains restent enneigés jusqu’en mai, eaux turquoises et plages de sable blanc, multitude de petits villages escarpés et ramassés sur des promontoires imprenables, la Corse offre un spectacle magique et nouveau à chaque virage. Avec une pluviosité égale à celle de Paris, mais en pleine Méditerranée, l’île réunit des conditions idéales pour la vigne, qu’elle a pourtant redécouvert assez récemment. Ce n’est qu’en 1769 que la Corse est devenue française, par transaction avec les Génois et il reste dans l’âme corse un profond attachement à cette identité forte. Le vin en fait partie, avec des cépages que l’on ne retrouve que rarement sur le continent, comme le Niellucio ou le Sciacarello, une raison supplémentaire de redécouvrir les vins de l’Ile de Beauté.
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Climat

© CIV CorseAu cœur de la Méditerranée, entre France et Italie, la Corse occupe une position climatique exceptionnelle. L’ensoleillement dépasse les 300 jours par an, du moins sur les côtes, et les hivers y sont doux. Ici, les raisins mûrissent sans la moindre difficulté. Baignée dans la Méditerranée, la Corse connaît pourtant des nuits assez fraîches et la brise marine nocturne se charge de tempérer les ardeurs du soleil. Le résultat est visible dans les vins, qui présentent un bon équilibre acidité-onctuosité. Les terroirs viticoles se situent d’ailleurs tous en bord de mer.

Terroir

© Claude CruellsLes terroirs corses, sur une surface ne dépassant pas au total les 10 000 ha, sont très dispersés sur le pourtour de l’île, là où l’homme a réussi à vaincre le maquis pour y implanter la vigne. Apportée par les Génois au XVIe siècle, c’est surtout après 1957 que la vigne a connu un essor qualitatif, avec la reconnaissance des meilleurs sols. Ainsi, outre une appellation régionale, il existe deux AOP communales, qui attestent de la progression qualitative des vins. Le type de sol le plus répandu est d’origine granitique ou schisteux, avec des terres foncées et pauvres. Le calcaire se retrouve quant à lui au Nord, vers Patrimonio et dans l’extrême Sud.

Art de vivre

© CIV CorseEn Corse, l’insularité est palpable. Le rythme de la vie est à l’image de l’île, de ses villages tranquilles et des petites routes aux millions de virages. La nature, belle mais difficile, impose aux Corses un rythme moins frénétique que dans les grandes métropoles. Autre conséquence de l’insularité : la particularité de la cuisine. Farine de châtaignes, charcuteries d’âne ou de sanglier, Brocciu, (fromage frais de brebis) et miels somptueux, voilà quelques ingrédients typiques à ne pas rater. Le vin fait naturellement partie intégrante de ce goût pour la bonne chère, et profite du dynamisme retrouvé de la viticulture depuis les années 50.

charentes


© BNIC / Stéphane CHARBEAUÀ mi-chemin entre la Loire et la Garonne, les Charentes couvrent deux départements formant une région mondialement connue pour la production du Cognac. Bénéficiant du même climat océanique qu’à Bordeaux, en un peu moins chaud peut-être, la région produit aussi du Pineau des Charentes et des Vins de Pays. La Rochelle, belle ville ouverte sur la mer et les îles qui la bordent, inspire depuis longtemps les navigateurs et les amateurs de belles pierres. Le microclimat très ensoleillé des Charentes en fait une région douce toute l’année, offrant de nombreuses occasions de découvrir un grand vignoble. C’est le début du Sud, avec des vignerons passionnés et de très nombreux amateurs d’escargots. Un morceau de France vraie.
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www.pineau.fr/

Climat

© BNIC / Stéphane CHARBEAUAu Nord de Bordeaux, les Charentes bénéficient d’un ensoleillement important. Cette grande région au bord de l’Océan Atlantique profite, comme à Bordeaux, du passage bénéfique du Gulf Stream, en provenance de la mer des Caraïbes. Cette influence est surtout notable en été, ce qui rend propice la culture de la vigne, et surtout la maturation des raisins. Les hivers sont doux, protégés des fortes gelées, et l’Ugni Blanc, cépage majoritaire dans la région, profite de bonnes conditions de croissance et de maturité.

Terroir

© BNIC / Stéphane CHARBEAUIci aussi, c’est l’ère secondaire qui domine l’histoire des sols. Les sédiments marins qui se sont déposés pendant des millénaires ont formé un sol calcaire plus ou moins pur, plus ou moins homogène. Au coeur de la région, la Grande et la Petite Champagne offrent le calcaire le plus pur et c’est là que l’on élabore lentement les meilleurs Cognacs. Le terroir des Borderies, à dominante silico-argileuse, produit des eaux de vies plus douces et qui vieillissent plus vite. Sur le pourtour de la région vinicole, les vignes produisent à la fois du Cognac et du Vin de Pays des Charentes, sur des terroirs calcaires ou argilo-calcaires.

Art de vivre

© BNIC / Stéphane CHARBEAUAvec son festival international du film policier, la ville de Cognac aime les énigmes, comme celle de l’élaboration de l’eau de vie qui porte son nom. La magie de la distillation précède le long vieillissement en fût. Paisible, la ville de Cognac est pourtant ouverte sur le monde, et les acheteurs accourent des quatre coins de la planète. Les Charentes offrent également une grande richesse artistique, avec un nombre important d’églises romanes au style bien particulier, édifiées au Moyen Âge dans la foulée de la reprise de cette terre aux arabes. Les chemins de Compostelle y ont laissé de nombreux vestiges de cette époque.

champagne


Le vignoble champenois en hiver ©Comité Champagne - Philippe MailleLa Champagne est une terre froide. La présence de la vigne est donc ici un défi, que l’histoire et les nombreuses guerres qui se sont déroulées sur cette terre n’ont pas beaucoup aidé. Mais avec les siècles, les vignerons ont su dompter cette terre calcaire austère jusqu’à en faire le symbole mondial de la fête, de l’amour et des grands moments.
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Climat

Le vignoble champenois en été - Photo Michel Guillard ©Comité ChampagneAvec une température annuelle moyenne de 11°C, la Champagne a le climat le plus rigoureux de toutes les régions viticoles françaises, ce qui ne l’empêche pas de produire des vins mondialement connus. La Champagne bénéficie d’une double influence climatique, continentale et océanique qui offre un ensoleillement favorable l’été, apporte de l’eau en quantité régulière et des contrastes thermiques annuels peu marqués. Les gelées printanières sont fréquentes, l’été est chaud mais court et les vendanges ne sont pas toujours caniculaires. 

Terroir

Sol de craie en Champagne - Photo Michel Guillard ©Comité ChampagneLe Champagne est élaboré à partir de raisins de vignes situées sur les parcelles de l’aire d’appellation Champagne, rigoureusement délimitées par une loi en 1927 et qui couvre environ 34 000 hectares pour 320 crus. Elles se situent sur des côtes majoritairement exposées sud, sud-est et est dans cinq départements : principalement la Marne et l’Aube mais aussi l’Aisne, la Haute-Marne et la Seine-et-Marne. La craie champenoise est composée de granules de calcite. Sa forte porosité en fait un véritable réservoir d’eau qui assure à la plante une alimentation en eau suffisante même lors des étés les plus secs. Ce type de sous-sol favorise le drainage des sols et, d’un point de vue gustatif, la minéralité très particulière de certains vins de Champagne.

Art de vivre

Photo Zucchi ©Comité Champagne
Le paradoxe champenois réside d’une part dans l’image du vin, celui de la fête, de la séduction, de la vie facile où l’on oublie presque tout et, d’autre part, dans l’austérité de la région. Car ici, l’œil rivé sur les bulletins météo, on cultive la vigne avec rigueur et ténacité, on élabore un produit festif pour toute la planète. Mais derrière cette dureté des paysages et du climat, ce sont des milliers de femmes et d’hommes qui aiment leur métier. Ils font sauter le bouchon du Champagne à la moindre occasion et sont les premiers à faire partager l’esprit de la fête.

bourgogne


Village de la Côte de Beaune : porte d’entrée de la parcelle La Bourgogne garde de sa longue histoire une tradition d’excellence. La grandeur des Bourbons, qui régnaient jusqu’à la mer du Nord, a façonné les villes mais aussi les paysages viticoles, avec l’aide particulière des moines cisterciens au Moyen-Âge. L’ensemble des zones viticoles de Bourgogne s’est ainsi installé sur ces côtes bien exposées, afin de capter le meilleur du soleil. Au fil des siècles, les moines, puis les vignerons ont sélectionné et identifié avec patience les meilleures parcelles pour leur exposition géographique, leur sol, leur sous-sol, le cépage qui s’y épanouit le mieux. Les parcelles sont si importantes en Bourgogne, qu’elles sont appelées ici Climat(pour les appellations Premiers et Grands Crus) ou Lieu-dit (pour les appellations Villages et Régionales).
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Climat

Vignoble de la Côte de Beaune : Montagne des Cortons, parcelle La Bourgogne englobe des territoires très différents. Ainsi le Morvan à l’Est est une zone pluvieuse et froide car elle bloque les perturbations venant de l’Atlantique. La côte viticole plus à l’Ouest bénéficie d’un climat ensoleillé. Les vignes ont été installées sur les  coteaux  bien orientés  pour capter le meilleur du soleil et du vent. La Bourgogne  bénéficie donc d’un climat continental qui donne des vins réputés en sublimant le Pinot noir et le Chardonnay. L’homme a su exploiter les meilleurs terroirs de Chablis jusqu’en Mâconnais. Au Sud il a sélectionné les terres les mieux exposées. Les côtes bourguignonnes sont protégées de la bise, ce vent sec et froid venu du Nord, et se dorent au soleil d’été et d’automne pour le plus grand bonheur du Pinot noir et du Chardonnay, mais aussi de l’Aligoté et du Gamay.

Terroir

Compte tenu de son étirement et surtout de sa diversité géologique il existe en Bourgogne une multitude de terroirs très différents appelés climats. Ils font l’objet d’une demande de classement au Patrimoine mondial  de l’Unesco. Trois zones viticoles identifient la Bourgogne. La plus au Nord est celle de Chablis/Auxerrois sur des collines souvent d’origine sédimentaire. Au centre, plus à l’Ouest, se trouvent la Côte de Nuits, la Côte de Beaune et la Côte chalonnaise, bande étroite de sols pentus et calcaires avec un système hydrologique particulier.

Enfin, plus au Sud, le Mâconnais, constitué de sols argilo-calcaires et ouvert aux lointaines influences méditerranéennes. Ces différents vignobles de crus et de villages sont tous unis par le grand vignoble des Régionales qui va du Sud au Nord.

Art de vivre

Dégustation en cave © BIVB / IBANEZ ALa Bourgogne viticole illustre parfaitement l’image que l’on se fait un peu partout du viticulteur français : artisan passionné, à l’écoute de la terre et de la nature. Cela tient au fait que la superficie moyenne des domaines est très faible, que le vignoble est très morcelé en petites parcelles, avec l’existence de clos ceints de petits murets. Il existe un nombre impressionnant de petits producteurs qui vinifient avec art. Les  caves coopératives qui existent dans certaines zones du vignoble participent à la création de vins de qualité. La Bourgogne bénéficie également d’un négoce important, qui contribue à faire connaitre la qualité de ses vins dans le monde entier. La culture rurale très ancrée donne aussi lieu à de belles fêtes viticoles, comme les Saint-Vincent où, le temps d’une journée, toutes les caves s’ouvrent à tous et où les secrets du vin se partagent et s’évaporent.

bourdeaux

Bordeaux occupe en France une position convoitée : entre continent et accès océanique par la Gironde, la ville et sa région concilient le Sud et le Nord. Grande ville aux allures de capitale, depuis toujours ouverte sur le monde, elle fait penser à Anvers ou Versailles, tandis que l’architecture des grandes perspectives de la ville évoque davantage Paris que les villages méditerranéens. Mais Bordeaux se situe aussi dans une région méridionale, par son climat et la grande qualité de vie de ses habitants. Les surfeurs ont leur spot à proximité, les étés chauds et les immenses plages de sable blond invitent aux plaisirs de la nature, et la gastronomie connaît des influences basques ou espagnoles. Cet équilibre parfait entre le Nord et le Sud se retrouve aussi dans le vignoble et les vins.
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Climat

Sans la présence d’une langue du Gulf Stream, courant bienfaisant qui réchauffe l’Atlantique Nord jusqu’à la Norvège, Bordeaux serait une zone aussi froide que New York en raison de sa latitude. Mais il en est tout autrement : la chaleur estivale et surtout la bonne arrière-saison permettent de bien faire mûrir les raisins. La présence de l’océan tout proche, dont les embruns salés sont stoppés par la plus grande forêt de pins d’Europe, tempère ce climat chaleureux. L’immense estuaire de la Gironde, qui pénètre la terre sur plus de 100 km, favorise cet apport de modération climatique. On la retrouve précisément dans les vins : ils sont gorgés de soleil mais sans exubérance ni lourdeur. Cela s’appelle l’équilibre.

Terroir

La mosaïque des terroirs de Bordeaux a deux origines principales. Sur la rive gauche de la Gironde et le long de l’estuaire, les alluvions dominent le vignoble sur plus de 150 km. Mais pas n’importe lesquels : ce sont essentiellement des graves, galets et graviers roulés en provenance des Pyrénées, où le fleuve prend sa source 600 km plus loin. Ces graves sur sable constituent des terrasses bien drainées, chaudes et parfaites pour la vigne et le Cabernet sauvignon en particulier. De l’autre côté du fleuve, c’est un univers plus rond, plus charnu qui vous attend, avec des côtes et des collines argilo-calcaires et des sols plus profonds, parfaits pour le Merlot, par exemple. Ces terroirs ont une origine différente, sédimentaire et alluviale avec toujours une présence importante de calcaire.

Art de vivre

Bordeaux, à l’image de son climat, est une ville charnière. Encore du Nord, et déjà du Sud. De la domination anglaise au Moyen Âge, elle cultive un certain flegme et conserve une grande élégance. Des courants commerciaux avec les pays de la Hanse et de la Hollande, elle garde le professionnalisme, l’ouverture sur le monde. De l’époque de Louis XIV, elle garde une architecture droite, alignée, classique, que l’on retrouve dans les innombrables châteaux en pierre blonde. Mais Bordeaux se vit aussi au rythme latin. Elle sait se montrer gourmande et enjouée, car sa population vient de toute l’Aquitaine, cette belle province qui touche l’Espagne. Sans doute possible, on est ici plus près de Bilbao et Toulouse que de Paris.

beaujolais

Le Beaujolais pourrait ressembler à la carte postale idéale de la campagne 
française : une succession de collines bien dessinées, limitées par une crête plus abrupte couverte de forêts ; au loin, à l’Est, la vue dégagée sur la plaine de la Saône, et à l’horizon, la ligne blanche des Alpes et de leur point culminant, le Mont Blanc. Dans cette région dynamique toute proche de Lyon, capitale de la gastronomie, les gens vivent bien et ils le disent. Ils ont l’humour des gens du Nord et la sérénité des Méditerranéens, car le climat est ici à la charnière entre rigueur et soleil. Les vins, quant à eux, ont choisi leur camp, résolument du côté de la joie.
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Climat

Moulin-à-Vent en été © D. Gillet - Inter BeaujolaisLa région du Beaujolais appartient à la famille des vignobles continentaux, aux hivers secs et froids et aux étés chauds. Orientés à l’Est et au Sud, les vignobles épousent des collines protégées des vents d’Ouest humides et connaissent des étés ensoleillés avec quelques influences méditerranéennes. Elles remontent le long de la Vallée du Rhône toute proche. Le climat y est donc tempéré et rarement froid. Le Gamay profite bien de ces conditions climatiques adoucies et se récolte assez tôt, ce qui permet une bonne concentration des raisins. La bonne exposition des vignes, parfois en terrasses, favorise la maturation des grappes.

Terroir

Col de Truges à Chiroubles © D. Gillet - Inter BeaujolaisDeux types de terroirs bien différents coexistent en Beaujolais. Au Sud de la région, les sols argilo-calcaires de l’appellation Beaujolais et Beaujolais-Villages produisent des vins rouges fruités et emprunts de gourmandise. Cette zone, la plus vaste de la région, offre une succession de collines grasses et rebondies, avec des vignes bien orientées pour mieux capter l’influx solaire. Au Nord de la région Beaujolais, dix crus proviennent de dix villages présentant des sols très différents, principalement à base de schiste et de granit de couleur bleu ou rose, comme par exemple à Fleurie en Côte de Brouilly. Le cépage Gamay donne ici de très bons résultats, avec une palette aromatique plus large et une structure tannique plus puissante. Les vins peuvent vieillir plus longtemps. Les dix crus du Beaujolais sont la locomotive de toute la région.

Art de vivre

Ballade autour du Château de Montmelas © D. Gillet - Inter BeaujolaisLa vie en Beaujolais est à l’image des innombrables petits villages ruraux : douce et accueillante. Le caractère des gens en Beaujolais est espiègle et plein d’humour. Il y a toujours quelque chose à fêter et la cuisine est à l’honneur. Les Lyonnais viennent souvent s’encanailler dans les vignes, et leur sens de la gastronomie simple et goûteuse trouve ici du répondant. C’est d’ici qu’est né le Beaujolais Nouveau, commercialisé dès le troisième jeudi de novembre, comme si l’on ne pouvait attendre plus longtemps pour fêter l’arrivée du nouveau millésime. Un rendez-vous qui a peu à peu séduit le monde entier. Les plus patients attendront le mois d’avril, le temps que les 10 crus aient fait leur Pâques, pour découvrir la complexité des grands vins du Beaujolais.